la compagnie gare au théâtre

auteurs des éditions de la gare - initiale B

elyes baccar

elyes baccar

Tunisie

AUTOPORTRAIT (avril 2002)

1 m 90. 86 kg (pour le moment). Né 30 ans, 05 mois et 10 jours avant le jour J. Adopte comme mode de survie la mise en scène et comme bouée de sauvetage l’écriture. Chercher moment de vérité avant de mourir un jour.

alexandra badea

alexandra badea

Roumanie

Née en 1980 en Roumanie, Alexandra Badea est auteur, metteur en scène, scénariste et scénographe.
Elle a suivi une formation de metteur en scène à l’École nationale supérieure d’art dramatique et cinématographique de Bucarest.

En 2003, elle décide de s’installer à Paris et travaille comme metteur en scène entre la France et la Roumanie. Elle monte des textes de Matei Visniec, Sonia Chiambretto, Biljana Srbljanovic, Sarah Kane, Igor Bauersima, Mihaela Michailov, Nicoleta Esinencu.

Parallèlement, elle écrit (en français) et publie ses premiers textes à L’Arche en 2009, parmi lesquels : Mode d’emploi (primé ), Contrôle d’identité et Burnout ; puis Pulvérisés en 2012. Son premier roman, Zone d’amour prioritaire paraîtra en septembre 2013. Elle a été plusieurs fois accueillies en résidence d’écriture (Tarmac des Auteurs - Congo Kinshasa, Le Tarmac - Paris, Centre International d’Accueil et d’Echanges des Récollets - Paris, Mains d’Oeuvres - St-Ouen), a été auteur associée au Centre Culturel de Saint-Priest à Lyon (2010-11).

Elle anime aussi des ateliers d’écriture et d’expression théâtrale dans des écoles, collèges et lycées en France, Belgique et au Québec.

goran balancevic

goran balancevic

Belgrade - Serbie

isabel barreno

isabel barreno

Portugal

AUTOPORTRAIT (novembre 2001)

Quand j’étais petite on m’a dit : un jour tu deviendras une grande personne. J’ai pensé alors qu’il s’agissait d’un mensonge absurde. Les adultes ont insisté sur cette version des événements, ils m’ont garanti que tel serait mon destin. J’ai cru ainsi qu’il s’agissait alors d’une vérité absurde. J’ai cherché une explication plausible : devoir me transformer en toute forme vivante. Un jour je serais une adulte, le lendemain un âne, et aussi un arbre, un oiseau, encore une adulte, et un chat, un cheval, successivement, jusqu’à apprendre à être tout ce monde. C’est ainsi que je suis devenue écrivain, quelques années plus tard.

françoise barret

françoise barret

eqrem basha

eqrem basha

Kosovo

daria baskakova

daria baskakova

Sibérie

AUTOPORTRAIT (novembre 2000)

En vingt-deux ans j’ai eu le temps de naître, d’apprendre, d’écrire quelques poèmes et chansons, j’ai aussi eu le temps de participer à des aventures théâtrales et musicales, de tomber amoureuse d’un metteur en scène français fou, et de le rejoindre à Paris. Et maintenant je lui tape sur les nerfs.
Petit diable perdu.

suzie bastien

suzie bastien

Montréal (Québec)

Auteure de théâtre. Membre du Centre des auteurs dramatiques (CEAD) de Montréal - Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD).

Suzie Bastien a écrit la pièce Le Désert de Gobi (Lux éditeur, 2003) d’abord créée au Théâtre de Quat’Sous de Montréal en janvier 2000, puis présentée à Québec, Ottawa et Sherbrooke en 2004. Avec sa seconde pièce Lukalila (éditions Comp’act, 2002) créée au Teatro Blu à Rome en 2005 (traduction de José Perez, mise en scène Béatrice Bracco), elle est lauréate des Journées de Lyon des auteurs de théâtre en 2002 et reçoit également le prix SACD de la dramaturgie francophone 2004. Sa pièce L’Effet Médée a été produite par le Théâtre Blanc de Québec en mars 2005, dans une mise en scène de Marie Gignac.
Suzie Bastien est aussi l’auteure de Le sens ! Le sens !, de Ceux qui l’on connu, écrite en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon au printemps 2004, de Après, écrite en partie en résidence à Limoges en 2005, ainsi que de L’Enfant revenant.

angela batignani

angela batignani

France

AUTOPORTRAIT (septembre 2001)

Je suis. Ici et là.
Deux, deux perles bilingues de 13 ans et 19 mois me font courir pour un oui pour un non.
Avec ma moitié aussi nous sommes deux N à cheminer.
Et dire que je n’aime pas les chiffres.

michèle bayar

michèle bayar

France

AUTOPORTRAIT (octobre 2001)

Je suis une méditerranéenne en exil à Paris, française de citoyenneté, arabo-pied-noire de culture, taoïste de philosophie, européenne de passeport, francophone de langue (eh oui ! une seule langue, c’est mon handicap), curieuse de nature, vive de tempérament.
En octobre 61 j’entrais en 6ème au collège à Oran et je portais mon premier soutien-gorge teen-form qui grandit en même temps que les seins. J’aimais déjà inventer des histoires qui finissent bien. Ça changeait de l’ordinaire où tout allait mal à cause des événements (on ne disait pas la guerre). J’ai étudié l’informatique, fait du théâtre et de la danse classique. Aujourd’hui je suis auteur pour la jeunesse et quatre fois grand-mère.

marc baylet

marc baylet

PORTRAIT H.O. (Hospitalisation d’Office) - octobre 1999

Portrait de l’homme de quarante ans que Marguerite Duras donne dans Hiroshima mon amour.
Ne pas devenir un autre mais sortir de ce que l’on est. Mes humeurs, mes peines, mes ambitions, mes haines... Ce petit fascisme portatif, ne pas le laisser faire. On est ce qu’on paraît, on n’est que ce que l’on paraît. Esthétique baroque de l’étant. Difficile à assumer. Peu savent lire. Ça fait le tri, en blessant. Je porte des vêtements griffés (souvent offerts), roule en BMW (d’occasion), ai habité dans un bel appartement (avant), aime une femme (qui ne m’aime plus), vis avec quatre enfants (vivants). Je me lève le matin. Je fais ce que je peux.

alain behar

alain behar

philippe beheydt

philippe beheydt

AUTOPORTRAIT (novembre 2004)

Il a toujours été dramatique ; dans tous les sens du terme. Depuis quelques années, il a décidé de mettre « auteur » devant « dramatique ». Lauréat de la Fondation Beaumarchais par deux fois, boursier du Centre National du Livre, auteur en résidence à la Chartreuse, il n’en est pas moins un jeune sympathique et avenant. Il est également metteur en scène et scénariste. Ses trois spécialités sont : le bœuf bourguignon.

barbara belhaj

barbara belhaj

mehdi belhaj kacem

mehdi belhaj kacem

mustapha benfodil

mustapha benfodil

Algérie

AUTOPORTRAIT (juin 2002)

Mustapha. Benfodil. Alger-Rrrrrrrien. 33 balais. Auteur infirmé. Trois fois bocalisé. Héterroriste. Masculin. Singulier. Exsangue. Nuit blanche. Groggy. Drogué. Fonctionnaire au ministère de l’imagination. Panne sèche de pêche. Nuit blanche. Idées noires. Groggy. Drogué. 33 balais. Ben-FOU-Dingue. Bocalisé. Toulon. Boulons. Revest. Revêtement de pieds noirs. Soutifs roses. Nuit blanche. Héterroriste. Exsangue. Vide. Foutu. Carré. Merde. Zarta. Premier roman. Des trucs. A lire. A relier. A relire. Reliure cuir. Toulon. Radio sur bande FN. FN. Bande. Bande de troufions qui bandent sur une guerre perdue malgré un large goal average. Gaaaaaauuuulles. Blanche. Merde. Noire. Pied. Froid. Panne sèche de mots utiles. En voie de bâcler, dans la foulée de ce CV, sa vie, sa vue, ça va, ça va ! Pas la peine de les soûler...

photo : John Folley - agence Opale

laurent bénichou

laurent bénichou

jean-luc berçot

jean-luc berçot

pauline bergeret

pauline bergeret

AUTOPORTRAIT (février 2000)

Je ne m’appelle pas Pauline Bergeret. Mon vrai nom c’est Alima Kholer. Alima pour Halima, Kholer pour colère.
Le besoin d’écrire a élu domicile en moi, il faut bien faire avec. Je ne peux aimer mes phrases que dites par d’autres, c’est pourquoi je les propose et les proposerai encore et encore.

violette bernad

violette bernad

hervé bernard

hervé bernard

ilirjan bezhani

ilirjan bezhani

Albanie

AUTOPORTRAIT PAR WEB (février 2000)

Depuis que je suis tout petit, j’ai la passion du théâtre. Mon père a toujours trouvé cela idiot. Il refusait de me laisser faire. Il me voyait déjà sur un poste de fonctionnaire. A dire vrai, je n’ai jamais été très bon en classe. Les enseignants cherchaient tous à me tirer les vers du nez. Puis j’ai commencé à jouer la comédie à Fier ; comme visiblement j’étais le dernier des incapables, c’est là qu’on m’avait expédié... Contre toute attente, j’ai eu du succès dans un rôle de comédie ; on m’a transféré au Théâtre National. Je n’ai pas l’impression que les femmes m’apprécient beaucoup. Je dois leur sembler trop distrait et prétentieux.

dominique boeuf penchinat

dominique boeuf penchinat

AUTOPORTRAIT (février 2001)

J’ai écrit une première version. Sombre. Il faut mentir, je me suis dit en relisant. Je l’ai quand même enregistrée la version 1. Parce qu’elle est vraie. Je sais qu’elle est écrite. Maintenant je peux écrire un gros mensonge pour me faire plaisir. Je cherche. Je ne sais pas quoi inventer. Peut-être qu’elle est là la difficulté d’écrire. On n’invente rien. On fabrique du rêve avec de la réalité. Ma réalité en ce temps ne va faire rêver personne et on n’écrit pas pour se faire plaisir. Ça m’ennuie pour ceux qui vont taper ce texte, l’insérer dans l’édition du bocal, je pense à M., à J.P., à A., je sais qu’ils m’aiment bien et qu’ils vont se faire du souci pour moi. Et comme je les aime aussi je ne me sens pas le courage de leur mentir. Alors voilà la version 1 de l’autoportrait, il n’y en aura pas d’autre : Me faire tirer le portrait ne m’a jamais plu. Me le tirer moi-même, c’est encore pire. « Maintenant je vais te tirer » disait l’homme qui le faisait dans la jubilation. Puis il s’est retiré. Puis il s’est tiré. Moi je me tire jamais de rien. Dans la dévastation de rien j’essaie d’être. Et ce n’est pas rien. Mon univers se résume à une surface lisse et blanche format A4 et je n’ai pas intérêt à en sortir autrement c’est la chute. Le vide m’aspire comme mon sexe aspirait le sien. A-vide-ment. Je palpe le silence sur les vestiges d’une forêt saccagée. Parfois je dis : bravo le stylo ! Mais la plupart du temps je voudrais qu’il me lâche. Et il le fait. Alors j’écoute hurler le silence dans le désert. Ça non plus ce n’est pas rien. Le pire, c’est qu’on n’en meurt pas. Je les entends déjà dire : c’est trop long, il faut couper. Et moi de leur répondre : ôtons la version 1. De toute façon elle ne dit pas la vérité. Pour supporter l’existence, je m’invente des histoires tristes qui me permettent d’oublier momentanément que le désespoir n’a pas d’objet.

patrice boissonnet (alias : proteus morganii)

patrice boissonnet (alias : proteus morganii)

AUTOPORTRAIT (juin 2000)

Isolé seulement depuis 1955, il œuvre actuellement pour l’avenir irradieux bien qu’il préfère briller en plein soleil qu’être luminescent dans l’obscurité. Et signe des temps, il aime toujours avoir le dernier Mao.

igor bojovic

igor bojovic

Belgrade - Serbie

AUTOPORTRAIT (mai 2005)

Igor Bojovic : dramaturge et scénariste, un petit homme avec une grande ombre.

thomas bompard

thomas bompard

henri bonnithon

henri bonnithon

eve-marie bouché

eve-marie bouché

France

AUTOPORTRAIT dans la glace des toilettes d’un restaurant chinois, le 7 novembre 2004.
Des cernes sous les yeux : trop écrit hier dans l’agitation du Bocal, puis dansé, pas dormi ou si peu... Sourire : un peu ridicule, cette situation, non ? Grimace : autoportrait cubiste ?!? Commentaire intérieur : ça peut avoir cette tête-là, un auteur, je n’aurais pas cru... Quoi d’autre ? Les miroirs sont des traîtres, je ne m’y vois pas... Conclusion : autoportrait impossible.

dominique boudou

dominique boudou

marc boulay

marc boulay

thierry bourcy

thierry bourcy

AUTOPORTRAIT (février 1999)

Une interrogation permanente sur ce "i" soi-disant grec (y) qu’on a mis presque à la fin de l’alphabet. En tous cas, à la fin de mon prénom et de mon nom. Double fourche, donc, double bifurcation qui me donne, mathématiquement, quatre voies à explorer. Le théâtre est l’une d’elles.

isabelle bournat

isabelle bournat

France

AUTOPORTRAIT (2012)

En partant de quelques mots imposés (piste cyclable, place...) et d’une visite des bords de Seine réaménagés, j’ai écrit Dédale en croisant spontanément la géographie d’une ville et celle des affects. Deux amis d’enfance se retrouvent sur les lieux de leurs jeunes années. Elle y vit toujours, lui y revient en tant qu’architecte pour travailler sur un grand projet. Entre les deux protagonistes se dessinent les lignes de fuite individuelles ou les zones d’ancrage affectif, à travers un va-et-vient entre le réel et l’allégorie d’un labyrinthe. 
Attachement au passé ou refus des souvenirs, chacun tourne autour des points d’enracinement, tente de s’en éloigner ou de les réinventer. Les routes et les villes où l’on grandit et où l’on vit bâtissent à notre insu nos croisées intimes, et chacun possède en lui une pierre, un mur ou une rue qui est le témoin muet ou le partenaire d’une histoire personnelle.

http://isabellebournat.over-blog.com

EN SAVOIR PLUS...

hristo boytchev

hristo boytchev

Sofia - Bulgarie

AUTOPORTRAIT (mai 2007)

Je suis né à l’aube du communisme en Bulgarie et j’ai vécu la fin de celui-ci. Maintenant, je vis l’aube de la démocratie en Bulgarie et, telles que les choses sont parties, il se pourrait aussi que je vive la fin de celle-ci. Avant, notre idéal était l’Union Soviétique. Maintenant, notre idéal c’est l’Union Européenne. Avant, nous faisions partie du bloc militaire des pays de l’Est (le Pacte de Varsovie). Maintenant, nous faisons partie du bloc militaire des pays de l’Ouest (l’OTAN). Avant, à la télévision on ne voyait que des films russes. Maintenant, on n’y voit que des films américains. Avant, j’écrivais des pièces anti-communistes. Maintenant, j’écris des pièces anti-capitalistes.

cyrille bret

cyrille bret

AUTOPORTRAIT (juin 2000)

Poète sonore, mais pas uniquement 1977... vit et travaille à Lyon et à Annecy mouvement social lieux/supports d’ores-et-déjà investis : revues, affiches, tracts, cartons rouges, volumes, CDs audio, sites internet, vidéos, espaces radiophoniques, galeries, festivals, bars, médiathèques, théâtres avec ou sans Théâtre, places publiques, salles de classe, salons divers, cinémas, librairies, friches industrielles, issues de secours, Lyon, Aix-en-Provence, Bordeaux, Paris, Clermont-Ferrand, Roanne, Marseille...

marina brillié

marina brillié

roselyne brunet-lecler

roselyne brunet-lecler

lasha bughadzé

lasha bughadzé

Tbilissi - Géorgie

AUTOPORTRAIT (mai 2008)

Voilà comment j’étais jadis quand j’étais un petit enfant, jusqu’à la destruction de l’URSS : gros et sans aucun droit. Voilà comment je suis maintenant : moins gros et vivant dans une Géorgie libre.
Je suis né à Tbilissi le 16 Novembre 1977. J’écris des pièces, de petites pièces, de très petites pièces et des romans. J’habite derrière le Caucase, entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, en Géorgie.