la compagnie gare au théâtre

auteurs des éditions de la gare - initiales J > K

bassa janikashvili

bassa janikashvili

Batumi - Adjarie

samir jlayel

samir jlayel

Tunisie
AUTOPORTRAIT (Avril 2002)
... Je suis un roi dans l’art de rater ce que j’entreprends. J’aime bien aussi décevoir mes contemporains. C’est pas que j’aime vraiment ça, mais c’est dans la nature des choses... Ou on me prend souvent pour ce que je ne suis pas vraiment, alors, on est souvent déçu en me découvrant. Je pousse parfois les choses jusqu’à priver les autres du plaisir d’être déçu... C’est là l’éternelle recherche de la troisième face de la médaille...

jacques jouet

jacques jouet

AUTOPORTRAIT (Octobre 1998)
J’écris, chaque jour que les circonstances font, un poème, au moins. Plus des morceaux d’un futur roman, d’un futur conte ou d’une future pièce de théâtre. Je respecte les genres littéraires existant. J’essaye d’inventer. J’ai résolument renoncé à vouloir être moderne. Écrire de la littérature n’est pas une activité solitaire. Je n’écris pas seul.

patrice jouffroy

patrice jouffroy

mohamed kacimi

mohamed kacimi

Algérie

daniel keene

daniel keene

Australie

ruslan e khakishev

ruslan e khakishev

Groznyj / Tchétchénie

joseph kirahagazwe

joseph kirahagazwe

Burundi
AUTOPORTRAIT (Octobre 1998)
Ma voix, une voix à peine audible, tellement elle appelle de loin. Des mots indéchiffrables amalgamés dans un alphabet emprunté. Je fuis les miens et je frappe à votre porte. N’ayez pas peur, je n’ai pas de sang sur la conscience, juste la conscience du sang des miens partout répandu. Depuis la morsure de la pointe d’un compas dans le dos, à dix ans, simplement parce que j’étais Hutu, je ne sais pas dire la beauté des fleurs, et je ne sais pas chanter des berceuses pour endormir les enfants. J’ai voulu sortir en masse de leurs fosses communes les fantômes pour gêner de leur sarabande le sommeil et la quiétude de certains. Et comme j’ai grandi dans un pays où on meurt facilement, j’ai étouffé mes peurs dans des titres que je m’efforçais à rendre innocents : “ Une femme dans les flammes ”, “ Interdit aux nègres et aux chiens ”, “ Myosotis, ne m’oubliez pas ”, “ Dans la taverne du chat et de la souris ”... Pardon ! C’était une parenthèse. Je suis au seuil de votre porte. Aidez-moi à vider les cailloux de mes poches. Fourrez-y des bonbons. Offrez-moi un recueil de mots d’amour. Apprenez-moi à sourire.

jean-pierre klein

jean-pierre klein

AUTOPORTRAIT (Février 2000)
Jean-Pierre Klein, naissant en 1939. Depuis lors, et de façon concommitante, commençant à mourir, il ne sait jusqu’à quand.

christine koechlin

christine koechlin

AUTOPORTRAIT (Février 1999)
Ne sait plus où elle en est parce qu’elle est toujours plus loin qu’elle ne le croyait. Arpenteuse, fouilleuse, pratique des allers-retours entre l’ici et le là-bas ; l’aventure et l’immobile. Aime jouer : jouer en profondeur. Exigeante, exigeante. Aime de plus en plus les écritures qui pratiquent le scalpel. Le scalpel poétique. Tentatives de fuir la complaisance : danser la valse les yeux fermés en travaillant la sûreté du pas, d’où vient la légèreté, sans vertige. Défend la cause des pentes ardues et du surf gracieux sur les grosses lames de fond : écrire est un sport où le risque (négocié : c’est ça l’Art) apporte les visions célestes. A déjà dit ailleurs : « Je fais ça depuis toute petite : des histoires, des pièces ». (Ajoute : et mille autres choses).

armin kreye

armin kreye

AUTOPORTRAIT (Avril 2002)
Chercheur au Centre d’Observation des Rêvolutions Poétiques, initié au domptage de Clowns au Lycée Autogéré de Paris, titulaire d’un doctorat de philosophie de la jonglerie, et d’un brevet de créations collectives au sein de la Compagnie Lézard Hurlant (comité d’exploration), auteur-lecteur dans l’Horlogerie du Hasard (ultimité expérimentale-2 représentations exceptionnelles à « Nous n’irons pas à Avignon »). Il milite actuellement pour la gratuité de tous biens et services et pour l’abolition de la propriété intellectuelle au sein de Belval, espace biopoétik.

driss ksikes

driss ksikes

Rabat, Maroc - Auteur, critique littéraire
AUTOPORTRAIT (Novembre 2007)
Certaines personnes m’affublent parfois du titre d’agitateur d’idées. Sachant pertinemment que rien ne sert de s’agiter, vu que les voix dissidentes sont inaudibles, je préfère me définir comme un « agit mal prop hyper moderne ». C’est une affaire d’auto-dérision. Et de jeu. C’est sous un angle tout à fait ludique que je me suis glissé dans la peau d’agitateur du bocal à Rabat. Sous le regard bienveillant et amusé du maître des lieux, Mustapha Aouar, je me suis avancé cachant à peine les feuillets volants où j’avais inscrit les contraintes du jour. J’ai eu une pensée émue pour Georges Perec, l’auteur préféré de mon metteur en scène préféré, Jean-Luc Joly. Je ne l’ai dit à personne. L’Oulipo, l’écriture automatique et tout cet héritage surréaliste seraient trop encombrants et trop longs à raconter. Il fallait se jeter à « l’EAU » (la contrainte des contraintes) point à la ligne. La gorge sèche, Hicham et Yassine (ils font le ramadan), plongent dans leurs PC, les pieds joints et les mains liées. Youssouf, malade, nous a refilé un vieux bébé, sans l’eau du bain. Et moi, je devais résoudre une équation à deux inconnues : quel lien (ou non lien) établir entre l’eau de plus en plus rare (chez certains seulement) et le pétrole de plus en plus cher à payer (par la plupart) ? J’ai pensé à la série Dallas, au roi nous annonçant à la télé que nous avons du pétrole en abondance sous nos terres et à Mère Courage de Brecht défendant son puits d’eau. Je me suis jeté à l’eau et j’ai bu la tasse. Je n’en reviens toujours pas.

kote kubaneishvili

kote kubaneishvili

République du Caucase