la compagnie gare au théâtre

auteurs des éditions de la gare - initiale S

michaël sabbah

michaël sabbah

AUTOPORTRAIT (Octobre 2001)
Arrivé là à cause de Nemer... Des voyages... Des manifestations... Du théâtre... D’une histoire d’amour... Du métro... De vous... Du soleil... De la petite fille qui pleure... Du stop... De la musique et de Jack... Des Berbères... De la garrigue... Du désert... Des grands taxis et des taxis-brousse... Des Bambaras, des Peuls, des Toucouleurs... Des gris-gris... Des marabouts... Du blues... Du vent... De la mer... À cause des clandestins kurdes... Des femmes bosniaques... Des esclaves mauritaniens... De la gare routière de Bamako... De l’homme au boubou bleu... De la princesse Khadidja... D’Aïe Tourir... D’H.L.M Pattes d’Oie... À cause qu’on n’est pas éternels... Qu’y a du changement dans toute chose... Qu’y a pas d’avant ni d’après... À cause d’Ali Baba et les quarante voleurs... Des Apaçis Délices de Tanger et du petit Socco... D’Issam le chauffeur de taxi... D’Ali le rappeur... Des vingt ans, le raki et Zonguldak... De la gare d’Ankara... Des enfants des égoûts... Des rats d’autoroute... Des Tziganes... De la bohême... Du violon... À cause qu’on a sauté dans les champs de maïs... Qu’elle nous a offert un piment... Du petit enfant qui fait des grimaces... De la belle étoile... Et de la libellule... Des kilomètres et des kilomètres de bitume... Des troubadours et des saltimbanques... Du froid qu’y fait et que c’est pas possible... À cause qu’on est toujours aujourd’hui... Que y a pas de place pour hier ni pour demain... Qu’on est maintenant... Que ça passe pas... Qu’on marche sur un fil... Lame de rasoir... Tête à l’envers... Mains dans les cheveux... Samba s’en va t’en guerre...

luc sabot

luc sabot

philippe sabres

philippe sabres

AUTOPORTRAIT (Novembre 2004)
Hommes, femmes, Ci-contre ma photo. Donnez-vous la peine d’entrer. Entrez par l’œil (myope au-dehors). Dans mon cerveau cervelet, vous avez droit de cité. Bien installés ? Tant pis. Déménagement d’hémisphère pendant la nuit : je vous passe obligatoirement du côté du rêve. Femmes, hommes, Je pars de vous ; de qui d’autre ? Mais le réel s’il n’est pas transcendé colle comme la terre aux semelles ; on n’avance pas. Je vous trimballe, transbahute, bringuebalants, dans mes veines, dans mes artères. Liqueurs fortes, huiles douces, vous voici maintenant dans ces pages.

yôji sakate

yôji sakate

Né à Okayama (Japon) en 1962, Yôji Sakaté est diplômé en Littérature de l’université Keiô de Tokyo. En 1983, il fonde la compagnie théâtrale Rinkôgun. Depuis, il a écrit et dirigé laplupart des pièces jouées par sa compagnie. Encensé par la critique pour son regard affûté et journalistique sur le Japon actuel, ainsi que pour la richesse de sa technique théâtrale, Yôji Sakaté est un auteur prolifique dont les pièces explorent principalement les problèmes sociaux contemporains de son pays. Plusieurs de ses pièces ont déjà été jouées hors du Japon, aux Etats-Unis, en Australie et en Allemagne. Son travail de metteur en scène et de dramaturge a été récompensé par de nombreux prix, notamment le Prix d’art dramatique Kunio Kishida pour Buresuresu, Tôkyô gomibukuro (Breahtless, les sacs poubelles de Tokyo) en 1991 ; le Prix Yomiuri du meilleur dramaturge pour Tennô to seppun (L’empereur et le baiser) en 2000 ; le Prix spécial du jury du Grand Prix de dramaturgie Yomiuri (2004) ; le Prix Littéraire Yomiuri lors de la parution de Yaneura (Le Grenier) en 2002. Yôji Sakaté est également vice-président de l’Association Japonaise des Metteurs en scène de Théâtre.

sallam

sallam

serge sandor

serge sandor

tiécoro sangare

tiécoro sangare

Mali
AUTOPORTRAIT - Juin 2009
Je ne suis ni griot ni conteur. J’écris. Point barre. Suis-je poète pour autant ? En tout cas, je sais que je ne suis pas un griot ; que je ne fais pas dans le conte non plus. J’en entends se demander déjà si alors je suis africain. J’en entends ricaner dans mon dos, soufflant tout bas si un vrai africain peut faire, j’allais dire "écrire" autre chose que le conte. Le conte en Afrique comme partout dans le monde est un genre oral, essentiellement. Si je suis un conteur, je ne serais alors qu’un des milliards d’héritiers qu’Homère a laissés sur notre terre à tous. Le griot, du moins dans l’espace mandingue dont je suis originaire, n’est pas seulement une fonction, ni seulement un statut. C’est à la base une vérité identitaire issue d’une lignée de griots. Je ne suis pas et je ne serai jamais griot. On naît griot ; on meurt griot. Mais on ne le devient pas. Du moins au Manding dont je suis. Par contre, un poète, c’est possible. Bon ou médiocre ? Peu importe, en tout cas un poète. Parce que j’écris ; parce que je combine. Parce que j’aime écrire et combiner. Point barre.

jean-françois santoro

jean-françois santoro

AUTOPORTRAIT (Septembre 2001)
Je suis auteur. Je donne à mon travail une extension plastique à l’occasion de représentations. Mon travail de notations organisées se veut porteur d’une imprécision fondamentale. Il se tourne vers un quotidien sublimé, notamment celui de l’espace urbain.Mon écriture se définit comme multifonctionelle, prête à servir de nombreux domaines.

ana eduarda santos

ana eduarda santos

Portugal
AUTOPORTRAIT (Novembre 2001)
Je m’appelle Ana et je suis née à Lisbonne, il y a 18 ans. J’ai toujours aimé lire et, quand j’avais sept ans, j’ai eu aussi le désir de commencer à écrire des petites choses - d’abord pour le magasin de mon école, puis des histoires plus longues. J’ai écrit mon premier livre à 15 ans, « Luz e Sombra ». Il a eu le prix Révélation de l’Association Portugaise des Écrivans. J’ai aussi écrit pour les journaux, et j’ai eu d’autres prix ; après le premier, le plus important a été le prix national Eça de Queiroz, en juin dernier. En décembre 2001 sortent deux livres : « Le Reste du Monde » (théâtre) et « Les Jours différents » (contes). J’ai aimé participer au Bocal pour deux raisons : parce que la première grande œuvre que j’ai lu a été « Os Três Mosqueteiros », et ce livre est un symbole pour moi ; et aussi parce que la première déception de ma vie a été le moment où j’ai visité le Louvre - quand j’ai vu les étranges pyramides de verre qui ne sont pas en harmonie avec le paysage que Dumas décrit dans ses livres. Je me sens toujours proche de la France et de sa culture : je parle le français tous les jours, et, savez-vous, j’ai un chien qui s’appelle justement... d’Artagnan !

joseph schmittbiel

joseph schmittbiel

joséphine serre

joséphine serre

Comédienne formée chez Jacques Lecoq, Ariane Mnouchkine, et à l’école du Studio d’Asnières, elle joue pour le théâtre, la télévision et le cinéma depuis les années 90. Depuis 2005, elle écrit et met en scène pour la compagnie L’Instant Propice.
L’Opéra du Dragon, de Heiner Muller (Scènes d’Été du Théâtre 13 et Festival Premiers Pas au Théâtre du Soleil en 2007-2008) est sa première création. Joséphine Serre a écrit Les Enclavés (bourse d’encouragement de la DMDTS en 2005), Volatiles (bourse Beaumarchais en 2008), puis Tout droit jusqu’à l’aube, texte librement inspiré de Peter Pan de J.M. Barrie, actuellement en préparation avec l’Instant Propice. Et enfin La Petite Danseuse de la Boîte à Musique, pièce-conte pour enfants, créée en 2012 à la Fabrique-Ephéméride.
Depuis 2007, Joséphine Serre travaille avec l’Association Écritures du Monde, dirigée par Françoise Allaire et Mohamed Kacimi - association dans le cadre de laquelle elle met en voix des textes du Liban, du Québec, d’Algérie, de République Tchèque, et participe à une résidence d’écriture à Toronto (2007) autour des thèmes du cosmopolitisme (Volatiles est issu de ce travail en résidence).

roland shön

roland shön

AUTOPORTRAIT (Octobre 1999)
Ils sont si nombreux en moi À vouloir être moi... Je suis encore le seul À refuser de n’être que moi, De naître qu’en moi...

patrick sibold

patrick sibold

jean-michel sicard

jean-michel sicard

jan laurens siesling

jan laurens siesling

AUTOPORTRAIT ( Juin 2002)
Cet homme-là N’aurait-il pas aimé naître où il n’est pas né N’aurait-il pas aimé avoir l’âge qu’il n’a pas Connaître le siècle qu’il ne connaît pas Voir les pays qu’il ne voit pas N’en aurait-il pas rapporté une belle histoire Un poème exotique, une rime impossible, Un roman de trois pages, une femme en cage, Et un perroquet qui parle comme une image ? Cet homme-là N’aurait-il pas fait un beau tigre Une orchidée dans l’Amazonie Une reine d’Egypte, un scarabée Un glacier sur la montagne, ou ma foi Une béèm double v pour une jeune fille en fleurs ? N’aurait-il pas fait une belle carrière ? Non. Il est une espèce d’écrivain d’aujourd’hui et Déraisonnablement heureux de l’être.

michel simonot

michel simonot

AUTOPORTRAIT (Novembre 1999)
Je m’achète une orange, je me la pèle, et je me la mange. Mauverin - Toulouse - Lille - Le Havre - Rouen - Pont de l’Arche - Paris - La Chaux de Fond - Zürich - Jussey - Tomastov - Barbès - Marseille - Lisbonne - Ostende.

shain sinaria

shain sinaria

AUTOPORTRAIT (Novembre 2004)
Je suis un « Sans Existence Fixe ». Je me trouve dans une situation précaire sur terre et je risque d’être expulsé à n’importe quel moment. J’aime aimer, je déteste détester, je rêve de rêver et j’ai pitié de la pitié. Je garde une certaine distance avec moi-même et pour cette raison je me vouvoie toujours. Je suis atteint d’une « Maladie Spirituellement Transmissible » que mon ange gardien m’a refilée après que j’aie couché avec lui. Désormais, je suis devenu tellement vulnérable que même la rotation de la terre me donne le vertige.

camille sirota

camille sirota

AUTOPORTRAIT (Avril 2001)
Depuis quelques temps je circule de Vitry à Dijon, en passant par Paris, Sarcelles, Saint-Denis, Aubervilliers, etc… De scène en écran, de fauteuil de metteur en scène en tabouret d’auteur, de ressort de dramaturge en sifflet d’assistant à la mise en scène, de siège pivotant de formateur à trottinette de technicien informatique, je voyage dans des univers qui quelquefois se rencontrent ou s’entrechoquent. Une certaine curiosité du théâtre et de ses artisans me pousse toujours plus loin à découvrir les travaux d’aujourd’hui.

(françois-emmanuel porché) sivalon

(françois-emmanuel porché) sivalon

AUTOPORTRAIT ( Novembre 1999)
Sapiens hétéro demens Imaginatif chauve qui peut Vituose à peine écrire sur lui-même Autocrate sa cible interminablement visée Libertaire bruyamment son intolérance native Obsessiobsessiobsessiobsessiobsessiobsessiobsessiobsessionnel Né pour courir à la tombe par les chemins buissonniers de la vie.

elsa solal

elsa solal

marc soriano

marc soriano

AUTOPORTRAIT ( Novembre 1999)
Ce type, là. Non, pas lui, lui. Celui qui te regarde bizarrement. Qui te fixe. Mais comme de loin. Ou comme s’il te tenait à distance. Une façon bien à lui de s’absenter, toujours, de vivre dans sa bulle. À côté, il a l’air. Et le nez pété, en plus. Il a fait de la boxe, fais gaffe. Sa bouche est toujours plus ou moins bée. Ça cache quelque chose. Il me fait penser à une tortue sans carapace.

saviana stanescu

saviana stanescu

Bucarest / New-York
AUTOPORTRAIT ( Mai 2005)
Saviana est un coktail balkan dans un verre new-yorkais : 1 cosmopolitain. Une écrivaine sans frontières.