la compagnie gare au théâtre

auteurs des éditions de la gare - initiale A

benjamin abitan

benjamin abitan

France

AUTOPORTRAIT A CHAUD (juillet 2002)

Apprenti quelqu’un, futur auteur du Monologue de la fille de Gengis Khan, fidèle de l’inutile et son chantre si possible dans une sorte de genre pseudo-épique se déployant surtout dans la réhabilitation du joyeux carnaval des clichés. L’humour, si l’on peut dire, n’est là que pour masquer autre chose de bien plus important qui n’existe pas. Car en fait, l’idée, le postulat, c’est que dans l’ensemble du homard, c’est quand même la carapace, toute rouge, qui a le plus de gueule. J’ajouterais bien une petite phrase rassurante, mais pour rassurer qui ?

pierre-gérôme adjej

pierre-gérôme adjej

francis aïqui

francis aïqui

Corse

gustave akakpo

gustave akakpo

Togo


AUTOPORTRAIT (Février 2005)
Je suis un ruminant, qui déteste la farine animale que certains voyous excellent à nous servir au quotidien ; cela me touille le ventre et me plante l’envie de grimper sur une tour et de crier ; mais afin de ne pas prêter le flanc à mes détracteurs, qui y trouveraient l’occasion de m’interner, sous prétexte que je serais atteint de la maladie de la vache folle, j’écris pour ne pas crier.

azime aktas

azime aktas

Turquie

AUTOPORTRAIT (septembre 2000)
Née en 1978. Etudiante à l’Université d’Izmir, branche écriture et dramaturgie.

gökhan aktemur

gökhan aktemur

Turquie


AUTOPORTRAIT (septembre 2000)
Né en 1972. Diplomé de l’Université d’Ankara - section dramaturgie et écriture.
A écrit plus de trente petites pièces et courts-métrages. A déjà mis en scène une pièce de Bertolt Brecht (Muhbir), et travaille sur un scénario pour un feuilleton TV.
Ecrit aussi pour les pages culturelles du journal Yeni Gundem.

boris alestschenkoff

boris alestschenkoff

France

 

AUTOPORTRAIT au Port-à-l’Anglais (19 octobre 1998)
Je suis venu à Vitry avec ma tête, mes jambes, mon corps en général, mon cartable, j’ai écrit puis, tout de suite après j’ai marché au bord de la Seine. J’en suis reparti heureux comme ma mère - qui est née à Vitry. Mon pourpoint brûlait encore.

bruno allain

bruno allain

France

 

A PROPOS de son texte Par la portière, vue imprenable (septembre 1998)
J’ai eu la chance de voir au Stade de France un match de foot de la coupe du monde 98. En vrai. Pas devant la télévision. En vrai. Depuis les gradins, après le premier but, j’ai attendu le ralenti. J’étais impatient. Je voulais revoir l’action, détailler le geste de chaque joueur, "revivre". Le ralenti n’est jamais venu. J’en ai ressenti de la frustration. Ça brouille non ?

yan allegret

yan allegret

France

 

A PROPOS de son texte Cerisiers en fleurs (septembre 1998)
Comment s’opposer. Comment combattre. Avec les armes qui sont les nôtres. Les mots. La scène. La parole. Il s’agit bien de cela. Nos armes sont-elles encore affûtées ? Opérantes ? Peuvent-elles contribuer à détruire la boue que nous avons sans doute en chacun de nous, mais qui commence à devenir un peu trop présente ces derniers temps dans le pays ? Nos armes peuvent-elles servir ? C’est cette question. Sommes-nous déjà devenus anachroniques, dépassés sans même nous en apercevoir, par la force des coulées de boue qui en emportent de plus en plus. Faut-il attendre de patauger définitivement pour hausser le ton ? Je prends ce risque. J’écris parce que je pense que l’opposition avec nos armes est encore possible. J’écris pour ne pas aller acheter un fusil.

nicolas ancion

nicolas ancion

Belgique

AUTOPORTRAIT (novembre 2006)
Auto quoi déjà ? Vous voulez que je parle de moi, comme Hugo nous a parlé de lui il y a deux cents ans ? Comme Césaire l’a fait il y a soixante-dix ans ? Allons, allons ! Je n’ai pas le temps ni le talent de faire comme Hugo. Ni davantage comme Césaire. Alors qu’on me fiche la paix ! Vous savez quoi ? Je cherche à masquer ma lâcheté par les mots, mais des mots muets. J’appartiens à un monde où l’individu ne jouit pas encore de tous ses droits. A ce monde où la femme, encore quelque part sur cette terre du 21ème siècle, ne peut pas s’acheter une voiture et la conduire dans son pays. Ce monde où la femme n’a même pas le droit de s’habiller à sa guise. Alors laissez-moi passer car vous parler de ma petite personne ressemblerait, somme toute, à un acte de vanité. Mais si vous y tenez malgré tout, je vous dirai ceci : « Je ne suis qu’un pauvre artiste » !

http://www.nicolasancion.com

jean antonini

jean antonini

AUTOPORTRAIT (Juin 2002)
Jean Antonini ? Écoutez, ça fait un bail que je vis avec lui, au moins 50 ans, et je peux vous dire que c’est pas un type facile à cerner, plutôt secret disons, il a travaillé autrefois dans des laboratoires, sur des dosages figurez-vous, enzymes, acides gras, son idée fixe dans la vie, c’était la recherche, toujours d’ailleurs, mais à une époque il a quitté les labos pour la feuille de papier, cahiers, carnets, manuscrits, il en a craché, des mots, je peux vous le dire, des tombereaux, ça sentait mauvais parfois, il marchait en ville, une phrase dans la tête, et je te la tourne dans un sens, et je te la tourne dans l’autre, à force de touiller comme ça des mots dans la tête, il a fini par avoir des idées, des idées drôles, oui, en ce moment c’est les photos, les rapports qu’on entretient avec le monde, et les photos, il a fait une ou deux tartines sur le sujet, et c’est pas fini à mon avis, mais je peux me tromper, difficile de savoir, la plupart du temps il claironne ceci, cela, et quand vous lisez, vous trouvez tout autre chose.

fabien arca

fabien arca

France

AUTOPORTRAIT (avril 2002)

Arca. Fabien, Max.
Né le 13-05-74. A Toulon.
Comédien et auteur/metteur en scène.
Intervenant théâtre auprès des jeunes en milieu carcéral.
Expérimente plutôt que produit. En pèlerinage dans l’écriture.
(En cours de...)

giuliana artico

giuliana artico

Trieste - Italie

marion aubert

marion aubert

France

AUTOPORTRAIT (février 2002)

Je marche à travers les rues, je parle à d’autres gens, des mangeurs de pierre par exemple, et les mangeurs de pierre me disent, Bonjour Madame. Comment vas-tu ? Que fais-tu ? Que dis-tu ? Y es-tu ? Je vais mon chemin. Je dis c’est bien agréable chez vous Monsieur. C’est léger. Merci Monsieur c’était très confortable chez vous. C’était gai chez vous Monsieur. C’est gai la Belgique chez vous c’est gai. C’était pas gai. Au revoir Monsieur. C’est pas gai gai. Car j’ai l’œil. Enfin. Pas l’absolu mais pas loin.

àngels aymar

àngels aymar

Espagne

 

AUTOPORTRAIT (mai 2008)
Je suis une femme qui observe. Telle le photographe avec son appareil, je capte des mots, des gestes et des situations et je les écris immédiatement sur un bout de papier quelconque. J’observe même mes propres changements émotionnels quand ils altèrent mon souffle, tels les enfants qui se plaisent à regarder comment leurs larmes coulent sur leurs joues. N’importe quel détail peut contribuer à la création d’un personnage. Inventer des histoires me permet d’exprimer ce que je n’aime pas dans ce que je vois, d’inventer ce que je n’ai jamais vécu, de partager mes rêves et ô combien d’autres choses...

 

Bibliographie : La podrida (1994) ; Esquerdes (1995) créé au Festival International de Théâtre de Sitges ; La furgoneta (1996), créé au Festival GREC 1996 ; Tres homes esperen (1996) ; Aurora (1997) ; La rialla inacabada (1999) ; Magnolia café (2000) ; Totes som illes (2001) ; Entre el dubte i el matis (2001) ; Les falenes (2002) ; El tapis huma (2003) ; El peto de les 7 : 30” (2004) ; Nulla dies (2004) ; La llegenda nijuno de l’hora blava (2005), bourse de l’Institut des Lettres Catalanes ; Cut and Paste (2006) ; La indiana (2007) ; Fleurs (2007) créé au Théâtre Ponent de Granollers.

 

Elle a mis en scène : Brainstorm, La furgoneta au Festival Grec 1996, La casa per la finestra.
A joué dans de nombreuses pièces, entre autres de Rodolf Sirera, Woody Allen, Oscar Wilde, Bertolt Brecht, Manuel Molins.
 

LES FALENES (Éditions de l’Amandier) a été mis en lecture au Rond-Point, par Alain Barsacq, dans le cadre des mardis midi, le 23 octobre 2007.

habib ayyoub

habib ayyoub

Algérie

 

AUTOPORTRAIT (Juin 2002)
Dans son autoportrait écrit à l’occasion du Bocal Varois en juin 2001, il nous dit : « À la manière de tous les demeurés enfants, j’ai longtemps cru être le nombril du monde. Un peu à la manière d’Audiberti (la fin du monde). J’ai, bien sûr, fini par déchanter : incapable de changer le monde (réel), je me suis rendu compte que c’était le monde justement qui m’avait changé... Alors je fais avec cette nouvelle donne, sans perdre l’espoir que d’autres viendront pour le changer... un peu ».