la compagnie gare au théâtre

auteurs des éditions de la gare - initiale N

sofian nait-bouda

sofian nait-bouda

AUTOPORTRAIT (Avril 2002)
Éxilé fils d’éxilé petit-fils d’éxilé Connaît son bonheur Aime les poèmes et les poètes Rêve d’Afrique en couleurs Vit d’amour et de festins gratuits Donne sans compter Se ruine vite fait Et disparaît dans la nuit Vers d’autres aurores.

ruben e. najera

ruben e. najera

Guatémala

samira (dite) negrouche

samira (dite) negrouche

AUTOPORTRAIT (Avril 2001)
Elle venait d’avoir vingt ans, elle était belle comme une enfant, folle comme une femme, c’était l’été dans ses yeux et elle ne savait voir la laideur de la vie. Elle est peut-être une autre maintenant, mais peut-on changer si brutalement, je ne le crois pas. Je suis cette femme-enfant ballottée d’une frontière à l’autre. Ainsi douce et fragile se transforme en aride et féroce. Aujourd’hui poète, demain médecin, un autre jour fonctionnaire. D’aimer la vie comme elle aime le monde pour sa diversité. Son souci majeur, également sa force vitale, ne serait rien d’autre que la Méditerranée dans sa composante artistique et historique. Amoureuse des belles lettres et imprégnée par la poésie, elle fit de l’écriture une passion, celle d’une vie, la sienne...

serguey nekipelov

serguey nekipelov

AUTOPORTRAIT (Novembre 2000)
J’ai quitté un pays qui n’existe plus J’ai vécu dans une ville dont le nom a changé (Léningrad ”“ St Pétersbourg) J’ai été membre d’une organisation qui n’est plus (membre de l’Union des Cinéastes d’URSS) La rue que j’ai habitée porte aujourd’hui un autre nom (Sovietskaja ”“ Rojdiestvenskaja) Dans la maison où j’ai vécu vit un autre homme. Parfois, je me demande si j’existe encore. À vous de voir.

jeton neziraj

jeton neziraj

Prishtina - Kosovo
AUTOPORTRAIT
Voilà huit ans, alors que je commençais à frayer « ma voie » dans le théâtre, j’ai fait un rêve intéressant. Dans le grenier d’une maison, je découvrais des manuscrits de pièces de théâtre très anciens, écrits des siècles auparavant, avant même qu’existe le théâtre antique grec. Après tout ce temps, je veux croire que ce rêve était une prophétie. Et heureusement, il reste pour moi un rempart contre les doutes qui parfois m’assaillent concernant mon avenir de dramaturge.

valérie ngoma

valérie ngoma

République Démocratique du Congo
BIO Je Mon père est africain noir café Ma mère est provençale blanche lait Elle a perdu son accent de province Pour avoir vécu en Afrique et ailleurs Mes ingrédients ne sont pas très solubles Et en grandissant... Les grumeaux me rattrapent Béance entre mon Afrique trop longtemps quittée et sublimée et ma France d’appartenance territoriale Déterritorialisation : Déterrez vos fantômes.

jovan nikolic

jovan nikolic

Belgrade / Cologne
AUTOPORTRAIT Jovan Nikolic est né à Belgrade. Il a commencé à écrire pour arrêter de se parler à lui-même. Il publie ses premiers vers en 1977. Cette année (2007), il devait fêter ses 30 ans d’écriture. Il n’y aura pas de jubilée pour une simple raison : tout ce qu’il a écrit est le fruit d’expériences douloureuses qui ne méritent aucune célébration. Il est l’auteur de 10 livres de poésie et de courte prose, de 4 textes dramatiques, d’une dizaine de disques (pop rock et musique de film). Son texte le plus célèbre est celui de la chanson « Djindji rindji Bubamara » pour le film d’Emir Kusturica « Chat noir chat blanc ». Ses vers sont traduits dans plus d’une vingtaine de langues européennes et sont présents dans bon nombre d’anthologies serbes, roms ou internationales. Aujourd’hui il écrit dans un réflexe d’autodéfense, plus précisément il ne prend pas le stylo sans une bonne raison. Actuellement il termine un livre de courte prose et un roman. Il est père de deux fils et de deux sœurs jumelles. Il vit en exil à Cologne depuis 1999.

chunyan ning

chunyan ning

AUTOPORTRAIT - Novembre 2003
Le théâtre a toujours été pour moi l’espace privilégié d’une rencontre possible entre reflexion et plaisir ; quels que soient les moyens dont on dispose, cet espace me semble être celui de l’invention et du devenir. Ainsi, à peine âgée de quinze ans j’esquissais ma première "pièce de théâtre" sans savoir ce qu’était l’écriture - le sait-on jamais ? - sinon à travers la pratique de la calligraphie. Traversée par cette pratique, la poésie, et à défaut d’un autre mot, la "pensée" chinoise étaient, et le sont toujours, mes compagnons du grand large. (...) Entre tradition et modernité, je recolle aujourd’hui avec apaisement les fragments qui me composent et me demande un peu moins qui je suis.

jean-gabriel nordmann

jean-gabriel nordmann

AUTOPORTRAIT (Février 2002)
Je fais le comédien au théâtre (parfois à la télévision, au cinéma, à la radio), j’écris pour moi (en cours « Le genre humain ou les quatre religions », pièce désespérément comique à cinq personnages) et pour les autres (une commande alimentaire sur la guerre de 14), jélève ma fille Lola à mi-temps, je range beaucoup (la maison, les papiers, etc) pour pouvoir recommencer chaque jour une nouvelle journée, j’essaye d’inventer et de me remettre de grands désastres invisibles.

rodrigue norman

rodrigue norman

Togo
AUTOPORTRAIT (Février 2005)
En ce moment, il n’est pas facile de dire qui je suis et surtout d’où je viens vu tout ce qui se passe là-bas. Là-bas, un mec dont on attendait la mort depuis une éternité vient de mourir pour renaître en son fils. Incroyable, non ? Moi j’y crois encore à la réincarnation. C’est un truc de fatalité encore ça, vous direz, mais moi, je sais qu’il ne fera pas long feu comme son père parce que comme font les singes, on ne va pas arrêter de nous frapper la poitrine. N’en déplaise à la race des dinosaures et aux nostalgiques du vieux pacte colonial.

isabelle normand

isabelle normand

AUTOPORTRAI (Mai 1998)
Poète qui s’en va jeter loin ses filets, en pérégrination tout autour des "pourquoi ?" et des ombres, sur la mer des mémoires, des désirs, des absences. Qui traîne dans son sillage les mots, les rythmes, les personnages, les émotions, la liberté et des rencontres. Impatiente et têtue.

pierre notte

pierre notte

AUTOPORTRAIT - Novembre 2003
Usurpateur et plagiaire, comme tout le monde. Pire, journaliste et intervenant en milieu scolaire sans diplôme ni scrupule. Avec idées fausses sur l’état d’auteur. La rumeur disait ça ; au mieux on écrit quand on ne peut plus faire autrement. Isolé, n’importe où, n’importe quand et comment, contraint par soi seul et pour rien. Juste tenter d’être un peu quelqu’un. L’exercice du Bocal, c’est le contraire exactement. Le jeu consiste à écrire ensemble - huit enfermés - en un temps donné - huit heures - dans un lieu clos - Gaité Lyrique - sur un thème imposé - installation d’artiste - pour un objectif concret - représentation à l’Hôtel de Ville, Paris. À cet impossible tenu, chacun s’est exécuté. C’est dire la désillusion.

françois noury

françois noury

gilda nunes barata

gilda nunes barata

Portugal
AUTOPORTRAIT ( Novembre 2001)
Je suis née en 1973 à Lisbonne. Licenciée en droit, je fais une maîtrise en Littérature Comparée à la Fac de Lettres de Lisbonne. En 1999 je publie mon premier livre de poésie « Quand le fleuve et la marée confluent » et, en 2000, j’en publie un autre « Vertige Voilée ». Aux éditions Ulmeiro est sorti cette année mon livre de contes pour enfants « Qu’est-ce que la Saudade, José Maria ? ». À part ça, je collabore également à des revues littéraires. Au département du Patrimoine Culturel de la Mairie de Lisbonne, j’ai des fonctions d’assesseur juridique.

adeline nunez

adeline nunez

PORTRAIT AUTO-DÉRISOIRE (Juillet 2002)
Le 15 février 1966 il fait un froid sec sous un beau soleil d’hiver éclatant. Ce jour-là, le jour de ma naissance à l’Hôpital de Suresnes, mon entrée au monde fut un couac, un bide, un tragique malentendu! Ma mère au regard de signes physiques qui ne trompent pas, avait la ferme conviction de concevoir un garçon ; et cela la mettait en joooiiie ! Au terme d’une grossesse idyllique donc et devant l’effroyable annonce du médecin accoucheur : « c’est une jolie petite fille ! », ma mère pousse un hurlement dépité déchiré de stupeur ! De cet événement hautement dramatique découlent plusieurs conséquences dont je me limiterai à 3 pour des raisons de con-cision : - Je me suis mise à faire l’actrice - J’ai développé une extrême lucidité sur le fait que toute bonne chose à une fin et du coup, j’ai une tendance à éviter le confort pour éviter l’inconfort. Un p’tit conseil : n’attendez pas trop de moi au risque d’être déçu!